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EDF ou les brasseurs d'idées
Le Groupe EDF en Alsace s’est lancé un défi : augmenter, par un programme d’actions concrètes, sa contribution au développement durable de l’Alsace. Il a signé pour ce faire une convention avec la Région Alsace, engageant la coquette somme de 16.5 millions d’euros sur trois ans. Au delà des belles paroles, la mise en œuvre d’une telle ambition exige un vrai plan d’attaque. C’est parfois au bistrot qu’on a les meilleures idées. Quand on fait tchin, ça peut aussi faire tilt.
Où est née l’idée d’une brasserie des idées ?
Pierre-Yves Lochet (Directeur Programme Energie Alsace chez EDF) : Chez Latitude. Nous avions lancé une consultation pour le plan de communication associé à notre convention avec la Région. Latitude nous a dit : « votre cahier des charges pourrait être amélioré en intégrant l’aspect communication dans le projet global. Faites un world café avec vos partenaires extérieurs ». L’idée nous a plu, mais nous avons préféré la tester en interne. Et on a appelé ça « la brasserie des idées » : ça dit bien ce que ça veut dire…
Philippe Julie (Directeur département management chez Latitude) : Nous avons trouvé une méthode permettant la participation de l’ensemble des 3 500 salariés. On a donc proposé la brasserie du Bristol, à Colmar. C’est au milieu de l’Alsace, à côté de la gare. Des bus étaient aussi affrétés. 133 personnes sont venues, dont un tiers de retraités du Groupe EDF, prenant en partie sur leur temps personnel, signe de leur engagement. Le world café fonctionne comme un accélérateur d’idées.
Plus concrètement, comment ça marche ?
Philippe Julie : Les gens sont installés sur une dizaine de tables et boivent un verre. La discussion est lancée sur le thème « Quelles initiatives pour le développement durable de l’Alsace avons-nous envie de mettre en œuvre chez EDF ? » Au bout d’un moment tout le monde change de table, sauf une personne, qui fera le lien avec les nouveaux convives. La conversation se poursuit autour des premières idées lancées. La nappe en papier sert de support écrit. Cela donne des schémas très créatifs et les conditions d’une fertilisation croisée des idées!
Pierre-Yves Lochet : 250 idées brutes ont germé ! 28 ont été synthétisées et validées, et nous voulons en mettre en œuvre concrètement plus de la moitié. Un blog interne est mis en place pour que les contributeurs, qui viennent de sites différents, puissent rester en contact, et continuer à échanger, et à élaborer et suivre les projets. Il faut maintenant faire vivre le système dans la durée.
Quel est votre premier bilan ?
Pierre-Yves Lochet : Il est très positif ! Avec cette méthode innovante, nous avons pu mobiliser les salariés et retraités du Groupe sur un sujet d’envergure régionale, et poser une question de fond : comment être un membre actif de la communauté ?
Cela permet aussi aux employés de s’approprier l’enjeu actuel de notre Groupe en Alsace, notre centrale nucléaire de Fessenheim, dont nous voulons, si l’Autorité de Sûreté nous y autorise, poursuivre l’exploitation dans la durée. Nous sommes transparents sur ce thème vis-à-vis de l’ensemble de nos parties prenantes. Nous intégrons la centrale de Fessenheim dans l’action globale du Groupe EDF en Alsace, dont elle est l’une des composantes économiques majeures, à côté des actions sociétales, et en faveur de l’environnement.
Philippe Julie : Ce qui m’a étonné, c’est la diversité des personnes. Elles ont beaucoup apprécié de rencontrer des collègues d’autres unités, travaillant sur différents sites et dans différents domaines qui parfois se méconnaissent. Il y avait aussi une diversité de générations avec des jeunes, mais aussi des retraités ! Le ressenti interne a été très positif.
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3 exemples de bonnes idées issues de la brasserie :
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Les usines hydrauliques du Rhin sont souvent encombrées de bois flotté. C’est un problème, car ces bois nuisent à l’équipement. Mais au lieu de le brûler, pourquoi ne pas le mettre à disposition d’artistes, friands de ce matériau rare ? Ils pourraient créer des oeuvres avec et même venir exposer chez EDF !
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Les véhicules techniques dorment dehors. En hiver, ils sont très froids et il faut faire tourner longtemps les moteurs pour les réchauffer. En été, il faut allumer la climatisation. Pourquoi ne pas mettre au point une bâche thermique maintenant une température moyenne dans le véhicule ? Comment faire ? – Un partenariat avec l’INSA est déjà envisagé.
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Les couloirs de ligne à haute tension sont souvent des no-man’s lands délaissés. Mais ils représentent de grandes surfaces et pourraient conserver une biodiversité favorable aux insectes. Pourquoi ne pas étudier avec des apiculteurs la manière de les ensemencer, afin d’entretenir ces biotopes, et d’attirer les abeilles ?
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Musée pour tous
Chez Würth France, à Erstein, les salariés se sont appropriés le musée d’art moderne et contemporain, ouvert depuis un an. Une politique d’accueil privilégie le personnel, libre de s’initier ou d’approfondir son goût pour l’art. Celui-ci est devenu une respiration pendant la journée de travail, mais aussi un lieu de sortie dominicale.
Le musée Würth à Erstein a fêté son premier anniversaire en janvier. Avec 60 000 visiteurs en un an, le bilan est tout à fait satisfaisant. Mais surtout, la direction de Würth France se félicite de l’adhésion des salariés à ce projet culturel. Quel est le lien entre l’activité de Würth et l’art ? La passion du propriétaire fondateur, Reinhold Würth, pour cette discipline. Une quinzaine de musées Würth sont ouverts à côté de ses usines, dans toute l’Europe, et présentent la Collection d’entreprise Würth. A Erstein, la directrice du musée, Marie-France Bertrand, a observé l’appropriation du nouveau lieu par le personnel de l’entreprise, et les habitants des alentours. « Nous sommes juste à côté du bâtiment administratif, donc très souvent, les collaborateurs viennent faire un tour. Ils visitent l’exposition, mangent simplement au Café des arts ou font des emplettes à la boutique ».
« Ils viennent le week-end, en famille, entre amis »
Côté logistique, le pas est plus difficile à franchir. « Une rue sépare les deux bâtiments. C’est un obstacle symbolique, mais il existe. De plus, les employés sont en travail posté, deux fois sept heures par jour. Il est normal qu’avec un tel rythme, il leur est plus difficile de trouver un moment pour venir au musée », reconnaît Marie-France Bertrand. Mais ils ne le boudent pas pour autant : « Nous les voyons le week-end, en famille, entre amis. Le musée est devenu un lieu de visite. Le parc est lui aussi très agréable ». Inscrit dans le paysage quotidien des salariés, le musée est familier, et n’impressionne pas un public non-initié à l’art moderne et contemporain. « Nous avons mis en place plusieurs avantages : l’entrée gratuite à tout le personnel Würth et ses invités. Nous offrons une réduction à la boutique, un tarif préférentiel pour la visite guidée, et nous proposons des ateliers entre midi et 14 heures. Ils peuvent ainsi s’initier à une technique, à la création, à l’histoire de l’art… Chaque atelier est encadré par un intervenant extérieur. Et la formule a du succès », constate Mme Bertrand.
« Nous favorisons l’accès à la culture »
Pour les stagiaires qui transitent par le centre de formation Würth, une visite guidée est proposée dans le cursus d’intégration. Mais surtout, Würth ne pratique pas l’élitisme. Les vernissages sont ouverts au public, les conférences gratuites et sans réservation. Chaque dimanche après-midi à 14 heures 30 a lieu une visite guidée gratuite. « Sans faire de prosélytisme, nous favorisons l’accès à la culture. Nous encourageons aussi à visiter d’autres lieux. Nous respectons chaque visiteur, qu’il soit connaisseur ou néophyte. Chacun a sa valeur ». Cet état d’esprit ouvert se diffuse dans l’atmosphère, et autorise la curiosité.
Nouvelle exposition au Musée Würth France
La nouvelle exposition s’intitule « Coups de coeur » et présente des œuvres choisies parmi les acquisitions récentes de la Collection Würth. Un parcours éclectique et ouvert sur le monde de l’art moderne et contemporain.
L’entreprise Latitude est responsable de différentes prestations pour le compte de Würth France.
- Le plan médias pour chaque exposition du musée
- Du conseil en communication pour l’ensemble de la société
- Des collaborations dans le cadre du journal interne de Würth France
- Des formations à la communication
- De la communication institutionnelle
- Le plan médias pour l’ensemble de Würth France.
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Latitude, animateur de démocratie participative
Les Conseils de Quartier de la ville de Strasbourg donnent la parole aux Strasbourgeois. Latitude créé les conditions d’un débat utile et créatif.
Faciliter l’intelligence collective
La mission des animateurs consiste à favoriser l’expression d’avis représentatifs. Il s’agit aussi de construire le cadre collaboratif des Conseils (25 à 70 membres réunis une fois par mois). Neutralité, bienveillance, mais aussi facilitation, régulation et motivation ; la posture des animateurs doit créer les conditions d’un débat à la fois utile et créatif. L’équipe Latitude est composée de 5 animateurs qui assureront chacun les débats pour 2 quartiers. Deux partenaires externes font partie de l’équipe : Nadia Aubin et Régine Tomasi. Pour Latitude, ce sont Cendrine Massel, Philippe Schoen et Philippe Julie qui s’animent !
Outils-clés de la démocratie locale
Les Conseils de Quartiers sont des instances de consultation et de proposition. Ils ne comprennent pas d’élus et font une large place aux habitants. En effet, 2/3 des membres sont des habitants, tous volontaires. Ils ont été tirés au sort parmi les personnes qui ont fait acte de candidature ou se sont inscrites sur les listes électorales. Le Conseil rend des avis sur les projets envisagés dans le quartier par la Ville de Strasbourg. Ces avis sont annexés aux délibérations du Conseil Municipal qui s’engage à les prendre en compte dans ses décisions. Le Conseil de Quartier formule également des propositions basées sur les besoins repérés par les habitants, les associations et les acteurs sociaux professionnels. L’objectif est de nourrir la réflexion des élus en amont des projets et de confronter les décisions envisagées à l’expertise d’usage des habitants. Le fonctionnement des Conseils de Quartier de la Ville de Strasbourg est unique en France.
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Faire ce que l’on dit, dire ce que l’on fait, cette petite phrase n’est pas si simple à mettre en application en matière de développement durable.
Tant de choses faites chez Ricoh Industrie France ! Et tant à dire !
Les premières années, Laurent Cardot, chef du service Hygiène, Sécurité et Environnement, a essayé tout seul.
Puis il a rencontré Philippe Julie, consultant chez Latitude.
Comment s’est passé votre rencontre ?
Laurent Cardot : En 2004, nous voulions améliorer la rédaction de notre rapport « Environnement », aujourd’hui « Développement durable », sortir du document technique, souvent trop ardu. J’ai tout de suite senti une écoute attentive chez Philippe Julie, on savait de quoi on parlait.
Philippe Julie : Nous avons su nous entendre. Ayant nous-mêmes ce penchant pour le développement durable, possédant les connaissances techniques sur le sujet. Nous avons proposé de reformuler les données que Ricoh Industrie France nous transmettait.
Votre rapport a–t-il radicalement changé ? Sur la forme, et sur le fond ?
LC : Oui, il suffit de comparer ! Nous présentons maintenant un rapport aéré, structuré autour d’une triple déclinaison : performances, outils, actions. Cela correspond exactement à notre méthode de travail quotidienne. Mais nous n’avions pas su le retranscrire seuls. C’est toute la valeur ajoutée de Latitude.
Comment avez-vous travaillé ensemble ?
LC : Très simplement. Nous avons fait une première réunion de cadrage général, puis deux autres sur les thèmes à développer. Philippe Julie a pris des notes. J’ai donc eu très peu de travail préparatoire. C’est très confortable !
PJ : A la fin du mois, nous présentons une maquette à notre client. Puis, il faut ajuster, relire, traduire en anglais. Nous sommes sortis du jargon technique, nous avons pris en compte les différents lecteurs potentiels, qu’ils soient membres du groupe Ricoh, ou extérieurs.
Latitude vous a-t-elle proposé des idées originales ?
LC : Oui, notamment, de publier des avis externes, comme des spécialistes de la DRIRE, de la CPAM et même le PDG du groupe, qui évoque les profits économiques. Pas facile ! Au début, il a fallu se faire violence ! Mais devant les retours positifs, je vois aujourd’hui comment on peut communiquer. Nous allons aussi vers de plus en plus de personnalisation, avec des photos des employés, et non des images anonymes. Cela permet de montrer et de renforcer l’adhésion du personnel au projet.
Qu’avez-vous appris ensemble ?
PJ : Pour nous il est très enrichissant de travailler avec une entreprise qui a de telles exigences environnementales et sociétales, tout en visant le profit économique. Les initiatives de Laurent Cardot nous passionnent (ECO’CLEANIC, renaturation du site…). Très concrètement, il y a 4 ans, RIF nous a demandé d’utiliser un papier labellisé FSC. Cela n’a pas été simple à mettre en place, mais nous l’avons fait, et nous sommes en cours de généralisation à tous nos papiers. Nous continuons à essayer de nous améliorer sans cesse. Par ailleurs, nous avons apprécié la grande disponibilité de notre client, son écoute attentive, sa confiance, son niveau d’excellence.
LC : Ce rapport fait des émules. Voilà que les sites de fabrication japonais, britanniques et américains en éditent aussi. Ce rapport est devenu un outil de communication majeur. Et puis nous voyons que Latitude est capable de mener le projet de A à Z, grâce à son studio graphique. En quelques années, nous avons vu les stagiaires se faire embaucher et évoluer, par exemple Laurence Kolmer, aujourd’hui chef de projet. Cela compte dans notre perception de l’agence. Nous savons aussi que l’agence a plus d’une corde à son arc. Je pense aux formations en communication (communication de crise en particulier) et à son pôle marketing…
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adidas et Latitude : pur concentré de savoir-faire ensemble ! |
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Pour « faire vivre les messages » de la division Performance à ses collaborateurs du marketing,
Latitude invente, au travers d’un road book personnalisé, 6 ateliers allant de la peinture aborigène au yoga du rire.
Ou comment aller droit au but en faisant un détour ?
Zoom arrière sur la commande à J- 3 semaines avant l’événement. Le mot d’ordre cette année : vivre ensemble un temps fort, réaffirmer la mission du département, donner de l’énergie, de la force et du sens, tout cela dans le plaisir et la bonne humeur.
Les échanges inventifs entre adidas et Latitude ont permis progressivement de relier les messages essentiels à des ateliers thématiques.
La combinaison d’une pensée communication RH, marketing et formation. Trois en un !
Donner du sens à l’action quotidienne, c’est aussi développer « ses sens ». Le parcours dans le noir au Vaisseau fait mouche pour le premier jour ! Une émotion forte qui aide à se repositionner dans son initiative individuelle mais aussi collective.
Loin des paillettes factices qui font qu’un évènement ressemble à un autre événement, Latitude se différencie. Le ressort de cette journée pas comme les autres est placé dans les coulisses de l’émotion. L’émotion que l’on cherche à faire naître et à ressentir dans ce « time out ». L’équipe Latitude veut faire rêver chaque collaborateur d’adidas, dans sa propre perception des choses les plus simples de la vie, dans sa propre émotion, dans son espace temps à lui.
Aussi, l’alternance d’activités guidées et de temps de pause a facilité le lâcher prise, préparant la réceptivité des collaborateurs. Chaque émotion est déposée en toute liberté par les participants sur les paper-boards qui jalonnent le parcours de ces nouveaux combattants du plaisir.
Un concept créatif, soit, mais surtout une manière innovante d’aborder la problématique d’adidas. La force de l’agence a été de réunir l’expérience reconnue d’Isabelle Schaeffer en évènementiel, à la pratique avérée du jeu pédagogique de Cendrine Massel et la capacité de Laurence Kolmer à se glisser dans la peau des collaborateurs adidas.
Une compilation de rires déchaînés et de prise de conscience par chacun de sa place, de sa valeur... A l’image de petits points déposés au « Posca*» sur un caillou pour lui donner la couleur du succès.
* Posca : marqueur à base d’eau et de pigment
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